Allo le printemps 🌱
Long time no see
Coucou, ça faisait longtemps!
Je vous ai délaissés, j’espère que vous me pardonnerez. Je suis emménagée dans mon nouveau chez-moi juste avant Noël, mais les semaines qui ont suivi ont été passées devant mon écran (ou au gym) à bâtir ma nouvelle entreprise en ligne. J’ai eu l’impression de tout mettre sur pause, littéralement, le temps de mettre au monde notre bébé de business, ma soeur et moi. Tous les accouchements sont douloureux, paraît-il, et on n’y a pas échappé. Mais tout va bien, le post-partum est fini, et surtout, on apprend à devenir mères.
Ça fait maintenant un peu plus de trois mois que je suis déménagée. J’ai passé les quelques premières semaines ici à m’extasier et me pincer chaque jour d’avoir trouvé cette maison incroyable dans ce cadre idyllique. Juste avant Noël, quand j’ai défait mes boîtes, j’étais convaincue que je m’installais ici pour plusieurs années. C’était clair et irrévocable dans ma tête. Mais la vie étant ce qu’elle est -pleine de surprises-, après quelques semaines, sans le vouloir, sans le chercher, ni même le voir venir, le feeling de ne pas me sentir chez moi est revenu.
Je me suis mise à me sentir moins bien, les doutes sont apparus et j’ai (encore) eu envie de repartir à la recherche de mon vrai-de-vrai chez-moi. Je sais, j’ai assûrément une maladie mentale. Une addiction aux déménagements, un trauma inexplicable qui me pousse constamment à chercher quatre meilleurs murs où poser mes valises. On est proches, avec cette maison-ci, pourtant. Elle a tellement d’atouts, je serais vraiment ingrate de me plaindre. Mais c’est un feeling dans le coeur qui ne part pas, que voulez-vous, j’en suis venue à la conclusion que je ne pouvais rien y faire. J’ai décidé de faire la paix avec le fait que ça allait peut-être me suivre toute ma vie, cette quête de trouver ma maison, quoique j’en veuille.
J’ai donc un pied installé et l’autre dans la porte, prête à bouger encore s’il le faut.
Cet hiver, j’ai été affligée d’un virus qui affecte ma respiration. L’infirmière de la clinique où je suis allée consulter après quatre semaines de toux profonde et de maux de tête (migraines?) m’a pourtant assurée que mes poumons et mes bronches étaient en parfaite santé. “C’est probablement juste une bonne grippe, il y en a beaucoup cette saison. Du repos, et ça passera.” Ça fait maintenant environ deux mois et ma toux est encore là, qui va et qui revient. Mon petit souffle coupé aussi, accompagné de maux de tête occasionnels.
J’ai médité sur la symbolique de ma condition, comme je le fais toujours quand je suis affligée de quelque bobo que ce soit. Respirer. L’acte le plus vital qui soit. La base de tout. Inspire-reçois, expire-redonne. J’ai apparemment encore des enjeux avec mon équilibre donner-recevoir, mais ça je le savais déjà. Ma respiration chambranlante est-elle signe que je manque d’air dans ma nouvelle maison? Hypothèse probable. La maison est plutôt petite et je la partage avec un chien, un chat, ma soeur et son fiancé à mi-temps. J’avoue que j’ai toujours aimé avoir mon espace. Toujours eu besoin de beaucoup d’air. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’avais si hâte de revenir en Estrie. Les Cantons de l’Est sont bel et bien ma maison, ça, au moins, c’est encore une certitude. Les belles vallées, le grand air, la nature, le feeling d’expansion partout où je pose les yeux. Ahhh que je m’en étais ennuyée.
Je ne sais juste pas si ma maison est ici, entre ces quatre murs. On dit que “Home is where the heart is”, je cherche encore mon chemin vers le coeur, il faut croire.
Il y a encore des trous sur les murs de ma chambre, le miroir n’est toujours pas accroché, je ne sais pas si je passerai l’année ici, mais aujourd’hui, avec ce printemps qui se pointe, je m’en fous, mon coeur est plus qu’heureux. L’essentiel je l’ai; j’ai retrouvé la nature, la saison des légumes locaux et des sports extérieurs arrive (enfin), et Stella est heureuse comme jamais.
Comme à chaque saison, l’envie de renouer avec ma créativité revient. J’ai délaissé les mots pour d’autres formes de communication dernièrement, mais j’aspire à me remettre à écrire. Est-ce que je me fixerai à nouveau un objectif d’écriture et de publication ici, comme je l’avais fait au démarrage de cette page? Je mijoterai là-dessus.
Je ne sais pas si c’est le temps doux qui m’inspire, mais j’ai eu l’impulsion de revenir ici aujourd’hui et je dois dire que ça fait du bien d’écrire à nouveau.
Je vous souhaite un doux printemps, où que vous soyez (à la maison ou pas tout à fait encore).
Nancy xx



Et si, simplement, tu avais l’âme d’une nomade… La société nous dicte souvent ce qu’on devrait faire, avoir accompli. Moi je trouve ça beau.c’est pas de la santé mentale, je le sens comme un désir de liberté.
Que tu écris bien, j’aime te lire 😌
je t’envoie plein de love 💕 pour que tu trouves enfin TON vrai chez toi 🏠